Vitrolles avec Ségolène

Nous les prenons sous notre protection !

bosep | 28 juin, 2006 10:08

Appel du Réseau Éducation Sans Frontières

Signez et faites signer la pétition nationale !

Pour des milliers d’enfants et de jeunes majeurs, le 30 juin 2006 ne marquera pas le début des vacances d’été, mais bien le commencement d’un calvaire. En effet, à cette date, le sursis que M. Sarkozy avait dû accorder aux jeunes majeurs sans papiers scolarisés et aux parents d’enfants scolarisés tombera. Suspendues parce que les mobilisations d’écoles et de lycées se multipliaient, les expulsions reprendront.

Ainsi, en guise de vacances, des milliers de jeunes et d’enfants joueront aux fugitifs, en vrai, avec ou sans leurs parents, guettant les bruits de pas à l’heure du laitier, tremblant à la vue d’un uniforme et vivant dans la hantise de perdre à jamais leur école, leurs enseignants, leurs copains. S’ils sont arrêtés, le grand jeu de leur été sera un petit rôle dans un film policier sordide : l’interpellation, seul ou en famille, les parents rudoyés, 48 heures de garde à vue dans une cellule de commissariat puis deux ou quatre semaines en rétention, crasse, bruit, violence et promiscuité assurés, et, pour finir, un aller-simple vers un pays qu’ils ne connaissent pas ou plus, dont certains ne parlent pas (ou plus) la langue, papa-maman menottés, entravés comme des bêtes et attachés à leurs sièges.

A l’arrivée, ce sera pour la plupart l’extrême misère : pas de logement ou le bidonville, pas de travail et pas d’espoir d’en trouver. Des persécutions, parfois les plus atroces, contre ceux que la France a débouté du droit d’asile. Ils paieront pour les raisons pour lesquelles ils avaient fui et certains pour avoir dénoncé leurs tortionnaires à l’étranger. Pour les enfants, pas d’école, dans des pays où la scolarisation est un luxe. C’est ce gâchis qui se cache derrière les chiffres records d’expulsions annoncés avec satisfaction par le ministre de l’Intérieur : des milliers de vies propulsées dans l’indigence et parfois achevées sous la torture !

Nous ne laisserons pas détruire la vie de ces enfants, de ces adolescents et de leurs parents. Ils sont nos élèves, les copains de nos élèves ou de nos enfants. Ils ont commencé d’étudier dans ce pays, ils en parlent la langue, ils ont les mêmes joies et, hélas, des soucis bien plus grands que les camarades de leur âge. S’ils décident (ou, pour les plus jeunes, si leurs parents décident) d’échapper à une expulsion honteuse, nous les y aiderons comme nous avons aidé Rachel et Jonathan à Sens, Samuel à Pau, Ming et Wei-Ying à Evreux. Nous sommes solidaires de ceux qui les accueilleraient. S’ils demandent asile, nous ne fermerons pas notre porte.

Cela contrevient aux lois en vigueur. Mais l’enseignement que nous avons à dispenser à nos élèves ou l’éducation que nous devons à nos enfants ne peut pas être l’exemple de la soumission à un ordre injuste. Chacun a en mémoire les épisodes où face à des persécutions insupportables, chacun a dû faire des choix. Et où ne pas choisir était choisir de laisser faire. Et pas seulement dans les périodes de dictature. Rosa Parks, emprisonnée à Atlanta en 1955 pour avoir enfreint les lois ségrégationnistes aurait-elle dû se soumettre au prétexte que ces lois avaient été « démocratiquement » prises ? Le général Paris de la Bollardière, mis aux arrêts pour avoir dénoncé les tortures de l’armée française en Algérie, aurait-il dû se taire parce que la France était une démocratie ?

Nous ne laisserons pas se commettre des infamies en notre nom

Pour télécharger la pétition : Réseau Éducation Sans Frontière www.educationsansfrontieres.org

Le côté obscur de la Force

bosep | 23 juin, 2006 06:36

Hier soir comme dans toute la France, les militants socialistes vitrollais étaient amenés à se prononcer sur le projet du PS pour l'élection présidentielle.

Pour qui s'est aventuré hier soir du côté du local de la section, cela n'a pas pu lui échapper : il y flotte un drôle de parfum de rébellion.

Difficile de ne pas le penser quand tel militant se fait accueillir par une camarade remarquant son sourire (!) et lui objectant que, s'il a le sourire, c'est certainement parce qu'il n'avait pas lu le texte sur lequel il allait se prononcer... Campagne CONTRE le projet NATIONAL, approuvé à la quasi unanimité par le bureau national du PS, AU SEIN DU LOCAL DE LA SECTION. Intéressant.
Impossible de ne pas l'imaginer quand un autre camarade, militant de longue date, se présente pour voter, et se voit refuser l'accès à l'urne sous prétexte qu'il n'est pas à jour de ses cotisations. N'ayant pas prévu cet assainissement comptable, un autre camarade se propose d'avancer un chèque à sa place. Refus du trésorier avec de sombres prétextes...

Bref, il semble que la révolution soit en marche à la section de Vitrolles. Mais de quelle révolution parlons-nous ? Et de quel bataillon, surtout ? Le clivage est clair, en tous cas. D'un côté, les proches du maire, donc de Ségolène, donc "du national", les "droitisants", ceux à qui l'on cherche des poux au moment de voter ou que l'on cherche à déstabiliser...
De l'autre ? Ici, un ex haut fonctionnaire de la mairie rêvant d'en découdre avec son ex-patron, et qui fera tout pour lui rendre la vie impossible. Là, une poignées d'élus et de militants rêvant au grand soir, qui font du pied à l'extrême-gauche parce que, selon eux, la "vérité" se trouve de ce côté là. Tout ce petit monde usant de méthodes grotesques et staliniennes pour tenter son "pu-putch"...

Voilà précisément ce dont les Français comme les Vitrollais ne veulent plus : les MANIGANCES. Assez. Assez de vos petites saillies pour convenances personnelles. Assez de ces chausse-trappes posées par des généraux avides de pouvoir, préférant pousser leurs naïfs fantassins au feu plutôt que de se salir les mains...

Camarades-rebelles, vous l'aurez compris en lisant ces lignes. Vos agissements seront dorévanant mis en lumière, vous qui aimez tant l'ombre et le côté obscur... Simplement parce que votre démarche, condamnable, ne peut avoir finalement qu'un dommage collatéral, et pas des moindres : le retour de l'extrême droite, déguisée en UMP, aux manettes de la ville. Quel militant ou électeur de gauche pourrait souhaiter cela ?

Les petits cris des seconds couteaux le soir au fond des bois...

bosep | 06 juin, 2006 22:38

Voilà que Ségolène se met à dire tout haut ce que beaucoup de Français, y compris de gauche, pensent tout bas... Quelle horreur !

La belle affaire. Les éléphants l'ont bien compris, eux qui ne barrissent plus. Ils laissent les "seconds rôles" sonner la charge contre la renégate, la traitresse.

Monsieur Mélenchon éructe. Pour lui, elle poursuit "sa conquête du public des petits Blancs". Bien, Jean-Luc. Mais que veux-tu dire, au juste ? Où veux-tu en venir avec cet espèce d'ostracisme bien peu reluisant ? Tu nous avais habitué à d'autres arguments. Dommage, mais c'est un peu juste...

Monsieur Cambadélis vitupère... "Veut-elle être la candidate des socialistes, ou contre les socialistes ?" s'emporte Jean-Christophe. Bien. Si j'avais la même étroitesse de vue et d'esprit, je pourrais écrire ici quelque chose comme "un peu de retenue eut été la bienvenue de la part d'un camarade qui, il y a quelques jours, figurait en bonne position dans la rubrique "justice" des journaux de France...". Mais non, je ne m'y abaisserai pas.

Avez-vous remarqué ? Depuis 4 jours, les socialistes français s'expriment ! A la bonheur, le silence devenait par trop assourdissant. Et, cerise sur le gâteau, les Français approuvent Ségolène. Mais il faut les empêcher de voter, et vite !!!!

 
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