Vitrolles avec Ségolène

L’heure des premières candidatures

bosep | 29 mai, 2006 18:02

Depuis quelques jours arrivent sur les bureaux des maires de France, les fameuses demandes de parrainages : 500 signatures sont nécessaires pour pouvoir se présenter à l’élection présidentielle.

Attardons-nous sur la déclaration de candidature de Monsieur Mbala Mbala, plus connu sous le pseudo d’artiste « Dieudonné ».

Ce monsieur a récemment défrayé la chronique et provoqué des manifestations hostiles dans tout l’hexagone, après de nombreuses déclarations à forte connotation antisémite.

Revenons donc à sa déclaration de candidature, envoyée dans les mairies françaises. Mais laissons la parole à Dieudonné. « (…) Dans les domaines politiques, historiques ou sociétaux, nous assistons à l’émergence d’une dictature du politiquement correct, avec le concours de médias serviles et le recours croissant à l’institution judiciaire, pour museler tout discours « déviant ». Les campagnes de diabolisation, les poursuites et parfois les condamnations de personnalités se multiplient, la censure gagne chaque jour du terrain. » Et de proposer, notamment, de « restaurer la Liberté d’expression par l’abrogation des lois racisantes du 13 juillet 1990 dites loi Gayssot, et celle du 29 janvier 2001 sur le génocide arménien (…). »

On ne s’attarde pas sur son souhait de voir « [la République] s’opposer à la politique d’agression de l’axe américano-sioniste contre des nations souveraines »…

Et « l’humoriste politique » (comme il se décrit…) de conclure avec un vibrant « Ensemble, édifions la République Nouvelle, favorisons la réappropriation de la France par l’ensemble de ses citoyens, libérons notre nation de la mainmise de lobbies qui nous divisent pour mieux « régner ». Vive la République française ! »

Vous êtes certainement au bord de la nausée, mais vous avez bien lu. Il s’agit bien de Dieudonné. Pourtant, Le Pen, Pétain ou Laval auraient aurait très bien pu rédiger ces lignes.

Dire, Monsieur Mbala Mbala, qu’il fut un temps, vous nous faisiez sourire. Pour la France, espérons que jamais vous n’aurez les 500 signatures. Certes, vous avez le droit d'être candidat. Mais vous ne le méritez pas.

Le Var fête la Rose avec Ségolène

bosep | 23 mai, 2006 06:41

Comme chaque année, la Fédération du Var du Parti Socialiste organise sa traditionnelle Fête de la Rose qui aura lieu le samedi 27 mai, à partir de 9h30, à Lorgues (Espace François Mitterrand).

Cette année, la fête aura pour invitée d'honneur Ségolène Royal et accueillera également plusieurs personnalités autour du thème des violences en banlieues « 7 mois après : où en est-on ? » : Julien Dray (Député de l'Essonne, secrétaire national du PS), Jean Viard (sociologue), François Pupponi (Maire de Sarcelles), Jean-Pierre Mignard (avocat, auteur de « L'affaire Clichy »), Fadela Amara (Présidente de l'association « Ni putes, ni soumises ») et Valerio Motta (secrétaire national du MJS, chargé des banlieues).

Le programme de la Fête de la Rose 2006

Dès 9h30 Accueil des militants

Suivi d'un FORUM - DEBAT
autour du thème des violences en banlieues « 7 mois après : où en est-on ? » Avec Julien DRAY, Jean VIARD, François PUPPONI, Jean-Pierre MIGNARD, Fadela AMARA, Valerio MOTTA .

12h30 APERITIF
Offert par la Fédération.

BANQUET SOCIALISTE
en présence de SEGOLENE ROYAL

Suivi des INTERVENTIONS et du FORUM DES JEUNES (MJS)

Pour toute info complémentaire : http://www.ps83.net

"Comitélocal-DA-13" devient "Vitrolles avec Ségolène"

bosep | 15 mai, 2006 19:47

Né de l'initiative de quelques citoyens enthousiastes, nouveaux ou anciens militants, ce blog change de nom.

Le comité officiel "Désirs d'avenir" des Bouches-du-Rhône vient en effet d'être mis en ligne. Nos amis de Marseille, Cassis, Salon, Velaux, Aix ou ailleurs peuvent donc se joindre à ce nouveau groupe, où nous nous retrouverons d'ailleurs tous ! Rendez-vous sur http://desirsdavenir13.org/.

Quant à ce blog, il se transforme en comité de soutien de Vitrolles, ville arrachée au sinistre couple Megret en octobre 2002.
Pour autant, la bataille n'est pas définitivement gagnée : les ex FN et MNR sont ici allègrement et sans scrupules "réétiquetés" ou autoproclamés UMP, et font ami-ami avec les "vrais" UMP, ces derniers étant prêts à tout pour gagner la mairie... Les électeurs vitrollais méritent mieux que ce conglomérat difforme.

Ils pourront compter sur nous pour les informer comme il se doit, notamment pendant la campagne des présidentielles. Ils sont sans scrupules ? Ils vont nous trouver sur leur chemin. Tous contre Sarko, avec Ségolène : en avant !

Ségolène, charge-toi de tes adversaires...

bosep | 10 mai, 2006 06:41

C'est le titre de la tribune parue dans "Libération" hier, mardi 9 mai 2006. Elle est signée Gabriel Cohn-Bendit, "militant de l'éducation". Indispensable...
Bonne lecture !

"La candidature à la candidature présidentielle de Ségolène Royal a surpris tout le monde, moi comme tous les autres. Même le très averti Alain Duhamel s'est laissé surprendre : son livre sur les présidentiables ne parle pas d'elle. La surprise a été encore plus grande de la voir caracoler en tête des sondages.

Ségolène est sans doute la seule à gauche à pouvoir battre Sarkozy ; c'est, pour moi, la priorité absolue. Car Sarkozy serait, s'il était élu, le président le plus réactionnaire de la Ve République. Il est le représentant d'une droite ultralibérale et sécuritaire, «sûre d'elle-même et dominatrice», aurait dit le général de Gaulle, auquel, tant par sa stature morale que par sa présence physique, il ne peut en rien être comparé. Il y avait des «gaullistes de gauche», mais il n'y aura jamais des «sarkozystes de gauche». Sarkozy n'a d'alliés que sur sa droite : de Villiers se ralliera au deuxième tour et, quoi qu'en dise Le Pen, son électorat votera Sarkozy.

Ecoutez les barrir, les éléphants du PS : Ségolène ne serait qu'une création des médias, les sondages ne prouveraient rien, on ne saurait même pas ce qu'elle pense, et, enfin, la présidence de la République mérite quand même plus qu'une simple femme ! Dans nos démocraties, les médias jouent certes un rôle incontestable, et c'est valable pour tous les candidats. Mais la défaite de Berlusconi nous prouve aussi que les médias ne peuvent pas tout : Lang crache dessus et les fuit comme la peste, c'est bien connu... Si Strauss-Kahn se fait refaire les yeux, c'est pour sa chère Anne Sinclair... Quant à Fabius, s'il se montre avec un chapeau à la Mitterrand, c'est, bien sûr, par pure piété filiale... Basta, tout cela est minable.

Arlette et Besancenot, eux aussi, ne doivent leur succès qu'aux médias. Qui sait ce qu'ils sont vraiment, nos petits trotskistes ? Ce qui intéresse, c'est l'image, l'icône de sainte Arlette et le bon sourire de Besancenot. C'est à eux que Fabius fait les yeux comme Strauss-Kahn, tandis que nos médias les trouvent certes un peu utopiques, mais si sincères, si purs...

Après les médias coupables d'avoir créé Ségolène à partir de rien ou presque, voici que les éléphants, qui se réveillent tous les matins en regardant où ils se situent dans les sondages, barrissent haut et fort que ces sondages ne veulent rien dire, et leurs partisans déclarent même : «On ne se laissera pas imposer Ségolène par les sondages.» Prenant leurs désirs pour des réalités, ils ajoutent : «De toute façon, d'ici un an, cela a le temps de changer !» Sans doute espèrent-ils que la parole du Christ, «les premiers seront les derniers», deviendra vérité électorale. Bien sûr que tout peut changer : une mauvaise campagne comme celle de Jospin en 2002 peut donner des résultats bien différents. Mais au lieu de râler, pourquoi ne pas penser à ce que pourrait être une bonne campagne et, surtout, cesser de se dénigrer entre «petits camarades». Ségolène, charge-toi de tes adversaires, nous nous chargerons de tes amis. Et tes amis seront bien obligés de tenir compte des sondages, s'ils veulent revenir au pouvoir. Mais ils peuvent aussi prendre exemple sur leur partenaire Vert et mettre la machine à perdre en marche.

Autre reproche éléphantesque : Ségolène ne dirait rien. Pourtant, moi, je l'ai entendu dire que Blair ne serait pas le diable (ce que pense aussi Strauss-Kahn, qui, lui, n'ose pas le dire). Ensuite, à propos du combat qui est le mien depuis quarante ans, celui de l'école, elle a dit que le rôle des enseignants n'était pas seulement d'instruire, mais aussi d'éduquer, et qu'il faudrait reposer la question du temps de présence des enseignants dans les établissements scolaires. Quand on est de gauche et qu'on vise la présidence, voilà un courage dont je ne suis pas sûr que Jack Lang, avec qui j'ai pourtant bien travaillé quand il était ministre de l'Education nationale, soit capable en période électorale.

Ségolène se situe au centre gauche, et j'en suis fort aise. J'espère que le programme du PS, contrairement à la motion signée par tous à leur dernier congrès, ira dans ce sens.

Enfin, pour en terminer avec les éléphants, quand je vois Fabius, Strauss-Kahn, Lang et Jospin rouler des mécaniques pour montrer qu'eux ont la stature de chef d'Etat, alors que la petite Ségolène, elle... Là, la moutarde me monte au nez. Dans nos démocraties, il y a une incontestable contradiction entre les qualités pour être désigné candidat par son parti, celles qu'il faut pour faire une bonne campagne et enfin celles nécessaires pour exécuter les fonctions pour lesquelles on est élu. Chirac et Bush ont été de «bons» candidats et de piètres présidents. Jospin aurait pu, peut-être, faire un bon président, mais a été, hélas, un bien piètre candidat. Ce que je demande à Ségolène, c'est de gagner la présidentielle et de ne pas jouer ensuite un rôle «Royal». Il faut en finir avec la fonction monarchique de la présidence de la République. Qu'elle se montre capable, dès aujourd'hui, d'avoir une équipe dont demain, après la lutte interne du PS, les Lang et Strauss-Kahn feront partie, qu'elle pille de suite et sans vergogne leurs meilleures propositions ­ les idées justes ne sont la propriété de personne. Qu'elle fasse de même avec les idées des Verts responsables (ils existent, même si c'est une denrée rare) et de bien d'autres, encartés ou non. Et si des passerelles pouvaient, dès aujourd'hui, être lancées vers l'UDF de Bayrou, qui s'est courageusement démarqué de la droite, la France entrerait dans une nouvelle ère politique.

Pour être cohérent et faire en sorte que Ségolène soit désignée candidate, je vais, à 70 ans, signer un contrat nouvel encartement (CNE) au PS, contrat à durée (très) déterminé (CDD). Bien sûr, ce texte voudrait donner à d'autres l'envie de faire de même, et si je ne peux pas, à mon âge et après cinquante ans de vie politique et de multiples encartements, signer un contrat premier encartement (CPE), j'appelle les jeunes à le faire. Je serais heureux qu'un de mes derniers combats politiques permette l'accession d'une femme à la tête de la République française, qui reste encore très «machiste»."

Jusqu'où vont-ils aller ?

bosep | 05 mai, 2006 12:39

Dans son numéro daté d'hier, l'hebdo "le Point" nous livre cette petite brève, sous le titre : "Mais comment l'arrêter ?"Aparté entre Daniel Vaillant et Dominique Bussereau, à propos de Ségolène Royal. « Il faudrait que vous fassiez vite quelque chose », dit le ministre de l'Agriculture en souriant. « Vous aussi ! » réplique l'ami de Lionel Jospin à Bussereau, qui est aussi élu en Poitou-Charentes.

Quel commentaire peut-on faire ? Il y a vraiment de quoi être désemparé... Ségolène est apparemment une criminelle dangereuse, une hors-la-loi qu'il faut empêcher de nuire. No comment.

Et que penser de cette pique, il y a 2 jours, de la part de DSK : "Nous nous préparons à l'élection présidentielle, pas à une soirée de gala..." Là, il y a franchement de quoi éclater de rire. Venant de toi, Dominique, c'est vraiment le Ritz qui se fout de l'hôtel du Nord... (Bien sûr, un gros bisou à Anne, en passant !!!)

Continuez, messieurs et néanmoins chers camarades. Vous sciez la branche sur laquelle vous êtes assis avec une constance qui force l'admiration. Chapeau les artistes !

Rappels utiles...

bosep | 04 mai, 2006 20:09

Pour battre la droite, adhérez au PS : Le Parti Socialiste a mis en place un tarif d'adhésion de 20 euros pour tout nouvel adhérent qui prendra sa carte avant le 1er juin 2006. Tous ceux qui adhèreront avant cette date pourront participer à la désignation du candidat qui représentera le PS lors des prochaines présidentielles, et pourront également participer à l'élaboration du projet socialiste.
http://www.parti-socialiste.fr/adherer/adherez.php

Pour soutenir Ségolène Royal, ayez des "Désirs d'Avenir" : l'association "Désirs d’avenir" se propose de fédérer toutes celles et tous ceux qui trouvent que notre société devrait aller mieux et qu'il faut se donner les moyens qu'elle aille mieux, pour débattre et construire ensemble des propositions. Elle s’est constituée autour d’un premier groupe de proches de Ségolène Royal, qui ont déjà travaillé ou milité avec elle, qui la connaissent et apprécient ses convictions et sa manière de se saisir à bras-le-corps des problèmes.

Pour adhérer à « Désirs d’avenir », il vous suffit de nous retourner le bulletin d’adhésion ci-dessous, accompagné d’un chèque à l’ordre de « Désirs d’avenir ». Le montant de la cotisation est fixé à 10 euros minimum et 50 euros maximum, chacun étant libre de fixer entre ces bornes le montant qu’il juge le plus approprié.
http://www.desirsdavenir.org/bulletin.pdf

Bravo, Monsieur Kert...

bosep | 04 mai, 2006 12:48

Vous ne le connaissez sans doute pas. C'est normal, et rassurez-vous, vous n'avez rien perdu.

Christian Kert est député de la 11e circonscription des Bouches-du-Rhône, comptant notamment Salon-en-Provence. Il est également leader de la droite minoritaire dans le conseil municipal de la même ville.
Ségolène s'y est arrêtée le 25 mars dernier (le lendemain de sa visite à Vitrolles).
Dans la tribune de l'opposition du dernier bulletin municipal, M. le Député revient sur cette visite, au détour de propos sur les travaux dans le centre ville. Je cite : "Encore avons-nous eu de la chance : on a pressé le chantier pour permettre à Ségolène Royal de sillonner les cours de Salon sans se briser l'une de ses chevilles habillées de talons aiguilles. On en arrive à souhaiter que passe par Salon, chaque semaine, l'un des prétendants socialistes à l'élection présidentielle. En un mois, le chantier serait achevé."
Je vous laisse apprécier le sens de l'humour et le machisme débile de ce "représentant de la Nation". Décidément, Ségolène, tes talons aiguilles attisent bien des fantasmes.

J'ai trouvé ! Il faut d'urgence passer du poing au... talon et la rose !! Sexy, non ?

Quand Ségo "tacle" Lionel

bosep | 02 mai, 2006 12:47

Il y a des vérités bonnes à rappeler.

Lionel Jospin et son entourage ont lancé, la semaine passée, une campagne de dénigrement de Ségolène Royal, sur un petit air intéressant : "Son programme ne serait pas socialiste".

Lionel, voyons, un peu de pudeur, s'il te plait ! Qui, lors de la dernière campagne présidentielle, a osé affirmer, la bouche en coeur, que son programme n'était pas socialiste ?! Vraiment, ça ne te rappelle rien ? Tu n'as pas l'impression de connaître cet homme, qui, ce jour là, a vraisemblablement perdu bon nombre de voix qui lui ont fait défaut le 21 avril ?...

Nous sommes EN DROIT d'attendre d'autres arguments de ta part, de celui qui, un soir d'avril, nous a "lâché", nous laissant avec nos yeux pour pleurer... Alors, non, Lionel. Pas toi. Tu n'as pas le droit. Et Ségolène n'a pas de leçon à recevoir de toi (comme aucun autre socialiste, d'ailleurs). Elle a bien fait de te "rassurer" sur ses intentions (lire l'article de "Libération" à ce sujet : http://www.liberation.fr/page.php?Article=378895)

Vraiment, que tout cela vole bas. Ca augure d'une campagne présidentielle minable, où le débat se situera au niveau du caniveau. Bénéficiaire probable ? Le Pen, bien sûr, qui se frotte déjà les mains.

Clearstream : la gauche s'exprime

bosep | 02 mai, 2006 06:40

Avec l'affaire Clearstream, la gauche s'en est donné à coeur joie durant tout le week-end . Elle en a appelé à Jacques Chirac pour qu'il prenne ses responsabilités. «C'est une sorte de Watergate à la française», a estimé Dominique Strauss-Kahn (PS), dimanche sur TF1, en s'en prenant au «trio infernal qui abîme le pays». En déplacement dans le Pas-de-Calais, Ségolène Royal a plaidé pour «un retour aux valeurs morales au plus haut sommet de l'Etat» : «Le pouvoir est une corruption lorsqu'il ne sait plus à quel titre il est exercé.». Fille et soeur d'officier, elle a pris la défense du général Rondot, «un grand serviteur de l'Etat à la droiture réputée, dont l'honneur est scandaleusement mis en cause par des mensonges d'Etat au plus haut niveau».

Pour François Hollande, «l'actuel gouvernement est en train d'expirer» et le «règne» de Jacques Chirac «finit dans l'agonie». «Il faut qu'il y ait une initiative du président de la République», a demandé le premier secrétaire du PS. «Le président de la République est directement interpellé, car c'est l'autorité de l'Etat qui est en cause. Quant au Premier ministre, il est complètement décrédibilisé.» «Voilà ce qui arrive quand on utilise des lettres anonymes, comme sous le régime de Vichy», s'est indigné de son côté le sénateur Michel Charasse

La gauche a également posé la question de la démission de Villepin. «Peut-être [Jacques Chirac]doit-il se séparer tout de suite de son Premier ministre. Peut-être doit-il envisager de nouvelles échéances électorales ?», s'est interrogé Julien Dray, le porte-parole du PS, lors du Grand Rendez-vous d'Europe1-TV5 Monde-le Parisien. Sur Radio J, Henri Emmanuelli a été plus catégorique. Pour le député PS des Landes, «il n'est pas possible que le Premier ministre reste en fonction [...]. Le président de la République devrait prendre ses responsabilités, agir vite et nommer un nouveau gouvernement». Avec quel Premier ministre ? Pour le leader de l'aile gauche du PS, la tradition est de «nommer le responsable du parti majoritaire», à savoir Nicolas Sarkozy. Quant à Arnaud Montebourg, il a réclamé sur RTL, des «élections législatives anticipées», expliquant qu'«on ne pourra pas durer encore un an comme ça».

De son côté, la secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet, a estimé hier sur France 2 qu'il y avait «des hommes qui sont devenus dangereux à la tête de l'Etat» et que l'affaire Clearstream constituait «une crise de régime très grave».

par Jean-Dominique MERCHET pour LIBERATION du 2 mai 2006

 
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